Artisans partenaires
Derrière chaque pièce, il y a un atelier, un nom et des mains. Nous travaillons avec douze partenaires européens que nous nommons publiquement, que nous visitons chaque année et à qui nous garantissons des conditions commerciales écrites.
Trois de nos ateliers
La liste complète des douze partenaires, avec leur adresse et leur effectif, figure dans notre rapport d’impact annuel.
BRAGA, PORTUGAL · PARTENAIRE DEPUIS 2022
Atelier Serra
Trente-quatre personnes, dont vingt-six à la confection. C’est notre atelier principal : il réalise la majorité de nos pièces en lin et en coton biologique, dont la robe « Claire ».
Entreprise familiale de deuxième génération, spécialisée dans les petites séries soignées. Nous y avons placé nos premières commandes en 2022 et signé un accord triennal en 2024.
- Confection lin et coton
- Certifié GOTS
- Audité en mars 2026
PRATO, ITALIE · PARTENAIRE DEPUIS 2023
Maglificio Bellini
Dix-huit personnes, dans le bassin lainier toscan. L’atelier tricote l’ensemble de nos mailles : pulls, cardigans, bonnets.
Nous les avons choisis pour leur maîtrise du tricotage seamless, qui supprime les chutes de coupe, et pour leur engagement contractuel à ne s’approvisionner qu’en laine sans mulesing.
- Maille et tricotage laine
- Oeko-Tex Standard 100
- Audité en janvier 2026
ROUBAIX, FRANCE · PARTENAIRE DEPUIS 2024
Atelier Petit-Fil
Neuf personnes, dans une ancienne usine textile du Nord. L’atelier réalise nos petites séries françaises et assure toutes les réparations de notre service après-vente.
C’est notre partenaire le plus récent et le plus petit. Il nous permet de tester des pièces en volumes réduits sans imposer de minimums intenables à nos autres ateliers.
- Petites séries et réparations
- Oeko-Tex Standard 100
- Audité en février 2026
« Cette robe a été fabriquée au Portugal, par Luisa, couturière depuis 12 ans. Elle dure 10 ans. Vous méritez de le savoir. »
Marie Dubois, fondatrice d’Etikashion
Pourquoi nous les nommons
Publier le nom de ses ateliers n’est pas anodin dans le textile : c’est donner à ses concurrents une carte de son sourcing, et c’est s’exposer à ce que n’importe qui aille vérifier.
C’est précisément pour cette raison que nous le faisons. Une marque qui parle de « partenaires sélectionnés » sans jamais les nommer demande qu’on la croie sur parole. Nous préférons être vérifiables, quitte à être imités.
Luisa existe, comme les 180 personnes qui travaillent dans nos douze ateliers. Leur métier n’est pas un argument marketing : c’est ce qui fait le vêtement.
Nos engagements envers eux
Les conditions de travail dans un atelier dépendent d’abord des conditions commerciales que lui impose son donneur d’ordre. Voici les nôtres, inscrites dans chaque contrat.
Des contrats pluriannuels
Nos accords courent sur trois ans minimum. Un atelier qui connaît son plan de charge peut embaucher, former et investir plutôt que de recourir à l’intérim.
Un paiement à trente jours, sans exception
Les délais de paiement à quatre-vingt-dix jours étranglent la trésorerie des petits ateliers et les poussent à rogner sur les salaires. Nous payons à trente jours, y compris quand notre propre trésorerie est tendue.
Aucune commande annulée en cours de production
Une commande lancée est une commande payée. Si une pièce se vend mal, le risque est le nôtre — pas celui de l’atelier qui a déjà acheté la matière et planifié ses équipes.
Un prix négocié à partir du coût réel
Le prix part du coût de revient calculé par l’atelier, marge comprise. Nous ne demandons pas à un partenaire de s’aligner sur une offre moins-disante trouvée ailleurs.
Une visite physique chaque année
En plus de l’audit réalisé par un organisme tiers, Marie Dubois ou un membre de l’équipe se rend dans chaque atelier au moins une fois par an. Un rapport d’audit ne remplace pas le fait d’être sur place.
Un canal de signalement direct
Toute personne travaillant dans un atelier partenaire peut nous écrire directement, dans sa langue, sans passer par sa hiérarchie. L’adresse est affichée sur site.
L’audit, concrètement
« Nos ateliers sont audités » ne veut rien dire si l’on ne précise pas par qui, sur quoi, et ce qui se passe quand un écart apparaît.
Qui audite
Un organisme tiers accrédité, indépendant de l’atelier comme d’Etikashion, mandaté et payé par nos soins. Nous ne nous auto-évaluons pas.
Ce qui est vérifié
Contrats et bulletins de paie, temps de travail réel, sécurité des machines, ventilation, absence de travail des mineurs, liberté syndicale.
En cas d’écart
Un plan de correction est établi avec l’atelier, avec un délai de six mois. Nous accompagnons plutôt que de rompre immédiatement : partir laisse le problème intact.
Si rien ne change
Passé ce délai, la collaboration prend fin. C’est arrivé une fois, en 2024, avec un atelier qui dépassait durablement les temps de travail légaux.
Ce que nous ne maîtrisons pas encore
Notre visibilité s’arrête au premier rang de la chaîne : les ateliers qui coupent et assemblent nos vêtements. Au-delà, elle devient partielle. Nous préférons l’écrire plutôt que de laisser croire à une traçabilité totale.
- La sous-traitance de second rang : broderie, sérigraphie et finitions sont parfois confiées à des prestataires locaux que nous n’auditons pas nous-mêmes.
- Les filatures en amont : nous connaîssons celles de nos fibres certifiées, pas toujours les exploitations agricoles qui les alimentent.
- Les pigments de teinture : nous connaîssons nos teinturiers, mais pas encore l’origine des colorants qu’ils emploient.
- L’audit annuel reste une photographie à un instant donné. La visite physique et le canal de signalement direct servent à en corriger les angles morts.
Savoir qui a fait votre vêtement
Le numéro de traçabilité cousu sur chaque pièce vous indique l’atelier qui l’a confectionnée, la matière employée et le trajet parcouru jusqu’à vous.
Pour aller plus loin : nos matières durables, notre démarche éthique et le rapport d’impact annuel.
