Notre histoire
Etikashion n’est pas née d’une opportunité de marché. Elle est née d’une question restée sans réponse pendant quinze ans dans un bureau de direction artistique : qui a fabriqué ce vêtement, et dans quelles conditions ?
Une question sans réponse
Marie Dubois a passé quinze ans dans la mode, comme directrice artistique. Quinze ans à choisir des tissus sur des planches de tendance, à valider des échantillons reçus par transporteur, à signer des collections dont elle ne savait pas où elles étaient cousues.
En 2019, elle demande à un fournisseur le nom de l’atelier qui confectionne une veste. La réponse met trois semaines à arriver, et reste vague. Ce n’est pas un refus : personne, dans la chaîne, ne le sait vraiment.
C’est ce vide qui devient le point de départ. Non pas fabriquer autrement pour communiquer dessus, mais fabriquer de manière à pouvoir répondre à la question.
« J’ai compris que le problème n’était pas le mensonge. C’était l’ignorance organisée. Personne ne savait, et personne ne trouvait ça anormal. »
Marie Dubois, fondatrice
Sept années, sept décisions
2019
La question de départ
Marie Dubois quitte son poste de directrice artistique. Elle passe un an à visiter des ateliers en Europe, sans projet commercial, simplement pour comprendre comment une chaîne textile fonctionne réellement.
2021
La création d’Etikashion
La société est fondée à Paris avec une règle inscrite dès le premier document : aucune pièce ne sort sans que l’atelier, la matière et le certificat soient identifiés. La première collection compte douze modèles.
2022
L’Atelier Serra
Premier partenariat durable, à Braga au Portugal. Trente-quatre personnes, une entreprise familiale de deuxième génération. C’est là qu’est née l’habitude de nommer publiquement nos ateliers, contre l’avis de plusieurs conseils.
2023
La boutique du Marais
Ouverture du premier point de vente, 12 rue de la Mode. La cabine d’essayage affiche le parcours de chaque pièce au mur. Le numéro de traçabilité est cousu sur l’étiquette à partir de cette année.
2024
Le premier audit qui échoue
Un atelier partenaire dépasse durablement les temps de travail légaux. Le plan de correction n’aboutit pas en six mois. La collaboration prend fin, et l’information est publiée dans le rapport d’impact plutôt que tue.
2025
Douze ateliers, trois pays
Le réseau se stabilise : Portugal, Italie, France. Cent pour cent des pièces portent désormais un numéro de traçabilité consultable en ligne. Le délai de paiement aux ateliers descend à vingt-huit jours.
2026
L’ouverture à la franchise
Le concept s’ouvre à des entrepreneurs indépendants. Condition non négociable : aucune boutique n’ouvre sans que son responsable ait suivi le module de formation sur le sourcing et les certifications.
Ce qui n’a pas changé
Trois règles posées en 2021, jamais assouplies depuis.
Nommer, toujours
L’atelier, la ville, la matière et le certificat sont publics. Si nous ne pouvons pas le dire, nous ne le produisons pas.
Payer d’abord
Trente jours maximum, y compris quand notre trésorerie est tendue. Une commande lancée est une commande payée.
Publier les échecs
Les indicateurs qui stagnent figurent dans le rapport d’impact au même titre que ceux qui progressent.
Etikashion en bref
2021
Année de création
12
Ateliers partenaires
3
Pays de fabrication
100 %
Pièces traçables
Les personnes derrière la marque
Une histoire, ce sont des décisions. Et derrière chaque décision, quelqu’un qui l’a prise et qui l’assume.
Pour aller plus loin : notre démarche éthique, nos artisans partenaires et le rapport d’impact.
